Conscients de la nécessité cruciale d’investir dans les infrastructures et de créer des établissements de santé afin de faire progresser la santé publique et d’améliorer la qualité de vie, les donateurs de l’UGAB mirent en place des fonds pour soutenir ces efforts. En peu de temps, l’UGAB créa la maternité Tarouhi Hagopian (incluant une école de sage-femmes), la clinique ophtalmologique Marie Noubar et la clinique antirabique Aved Sarkis à Erevan.
L’UGAB établit également, durant cette période, son premier bureau en Arménie, ainsi qu’un immeuble d’habitation destiné aux professeurs de l’Université d’Erevan et à d’autres intellectuels, connu sous le nom de « Parekordzagan Doon », situé rue Abovian. Dans la continuité de ses efforts visant à améliorer les conditions de vie de la population, l’UGAB finança également de nombreux projets éducatifs.
Démontrant aux autorités locales qu’elle constituait un partenaire précieux dans les projets humanitaires – notamment par la création de la clinique ophtalmologique Marie Noubar, de la maternité Tarouhi Hagopian et de la clinique antirabique Aved Sarkis – l’UGAB se vit accorder par les autorités soviétiques des terrains destinés à la construction de fermes modèles et d’écoles agricoles à Yeghvart et Dalma. Des investissements similaires se poursuivirent dans divers quartiers, le projet le plus ambitieux étant la création de Nubarachen, un nouveau village situé aux abords d’Erevan, conçu par Boghos Nubar et dessiné par Alexandre Tamanian afin d’accueillir de nouvelles vagues d’immigration en Arménie. La construction des habitations et des usines, de l’école, de l’hôpital et du théâtre de Nubarachen débuta en 1931. En 1936, l’UGAB avait investi 417 000 dollars dans ce projet, mais dut y mettre fin l’année suivante, au plus fort des purges staliniennes.