À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’UGAB a organisé en mars une série d’événements à travers son réseau international. Conférences, tables rondes et rencontres culturelles ont mis en lumière les parcours et les contributions des femmes arméniennes, tout en réaffirmant l’engagement de l’organisation en faveur de leur autonomisation.
De Dublin à Berlin, en passant par Londres ou le sud de la France, les événements ont exploré les multiples dimensions de l’identité féminine arménienne. À Dublin, une conférence en ligne intitulée « Armenian DNA: Myth vs Genetic Reality » interrogeait les liens entre génétique et construction identitaire. À Londres, la table ronde « Armenians Shaping Their Own Paths » donnait la parole à des femmes engagées dans des parcours professionnels variés, illustrant une diversité d’expériences au sein de la diaspora. En France, l’antenne marseillaise a opté pour un registre culturel avec un café littéraire dédié à la littérature arménienne, tandis que Nice accueillait un atelier autour du khatchkar, symbole majeur du patrimoine artistique arménien. À Milan, un brunch a offert un moment de convivialité, quant aux sections ibériques de Madrid et de Barcelone, elles ont mêlé réflexion historique et traditions locales durant leurs évènements « El papel de la mujer Armenia » et « Calçotada ». Plus à l’est, une conférence organisée à Berlin réunissait universitaires et auteures autour du rôle des femmes arméniennes à travers l’histoire, avec notamment la participation de Hasmik Khalapyan, professeure associée à l’American University of Armenia (AUA) et auteure de The Armenian Women’s Movement in the late Ottoman Empire : Modernity, Nationalism and Gender, ainsi que de Gayane Aghabalyan et Elmira Ayvazyan, coautrice de Zarmanahrash Hay Kanayq, un ouvrage consacré à la vie et à la contribution des femmes arméniennes. Ces échanges ont permis de replacer les enjeux contemporains dans une perspective historique plus large. Hors d’Europe, les célébrations ont pris des formes tout aussi variées. Au Liban, l’accent a été mis sur la transmission intergénérationnelle avec un hommage aux grands-mères, figures centrales de la mémoire familiale. Plus tôt dans le mois, une table ronde consacrée à l’impact de l’intelligence artificielle sur le leadership, l’égalité et l’inclusion, organisée en partenariat avec la Lebanese American University et l’Arab Institute for Women a également souligné les défis émergents en matière d’égalité dans le monde technologique. À Nicosie et Sofia, les événements ont privilégié des formats plus intimistes, mêlant création artistique et réflexion psychologique. Outre-Atlantique, à Toronto et Montréal, tables rondes et célébrations culturelles ont mis en avant des figures féminines issues des arts, de la santé ou encore du développement personnel. Au siège de l’UGAB à New York, la rencontre « Women Shaping the World » a réuni un panel de haut niveau, incarnant la pluralité des engagements féminins dans les sphères du droit, de la culture ou du service public. Une illustration, parmi d’autres, de la volonté de l’organisation de faire dialoguer les expériences et de valoriser des modèles inspirants. Enfin, en Amérique du Sud, le comité féminin de l’UGAB à Buenos Aires a organisé un rassemblement au centre de l’UGAB, réunissant la communauté pour un moment d’échange entre femmes.
À travers cette programmation dense, l’UGAB réaffirme une ligne constante : soutenir l’autonomisation des femmes arméniennes, tout en consolidant ses liens au sein d’une diaspora connectée. Comme le souligne Ani Manoukian, membre du Conseil central, ces initiatives s’inscrivent dans un engagement de long terme, notamment à travers des programmes de développement socio-économique en Arménie. Dans un contexte international où les questions d’égalité restent au cœur des débats, cette mobilisation mondiale témoigne d’une ambition : faire des espaces communautaires des lieux d’émancipation, mais aussi de réflexion sur les défis contemporains.
Cet article a été publié dans les Nouvelles d'Arménie Magazine n°339