• L’UGAB soutient les musiciens de talents en Arménie par son programme « AGBU Discovers Talents »

L’UGAB soutient les musiciens de talents en Arménie par son programme « AGBU Discovers Talents »

4 décembre 2019

Pour la deuxième année consécutive, le Département des Arts de la Scène de l’UGAB France menait sur 5 jours le programme « AGBU Discovers Talents » en soutien aux nouvelles générations de musiciens en Arménie, à Erevan et Gumri. A l’issue d’un concours qui réunissait des étudiants de 5 à 25 ans dans les locaux de l’UGAB Arménie, le jury international a décerné aux meilleurs talents des prix financiers, donné des masterclasses et prêté des instruments de grande qualité. Les nouveautés de cette seconde édition sont la création par l’UGAB France d’une véritable « Banque d’instruments », l’opportunité donnée aux meilleurs de jouer lors d’un concert avec l’Orchestre Philharmonique d’Arménie et l’extension du programme à la ville de Gumri.

Le mercredi 16 octobre, c’était l’effervescence dans l’auditorium de l’UGAB en Arménie pour le concert de lancement du programme « AGBU Discovers Talents 2019 ». Celui-ci réunissait pour l’occasion le jury international du programme mais aussi les jeunes lauréats primés l’an passé. Christian Erbslöh-Papazian, directeur du Département des Arts de la Scène de l’UGAB France, et le violoncelliste Sevak Avanesyan avaient réuni pour cette seconde édition des musiciens de renommée internationale pour composer le jury. Parmi eux, Andreï Gridchuk, alto soliste du Deutsche Oper de Berlin ; Lilit Kurdiyan, violoncelliste, diplômée de la Juilliard School de New York ; Sevak Avanesyan, violoncelliste et soliste ; Hrachya Avanesyan, son frère, violoniste et soliste, lauréat notament du concours Menuhin ; Ursula Von Leber, pianiste, diplômée de l’Université d’Indiana, du CNSMDP et de l’Académie Sibelius de Finlande. A leurs côtés dans le jury, les talents reconnus d’Arménie : Karmen Tosunyan, violon solo de l’Orchestre National Philharmonique d’Arménie et Aram Talalyan, violoncelliste reconnu, directeur du département de musique de chambre du Conservatoire Komitas d’Erévan.

Un programme en constante amélioration, au service des jeunes générations de musiciens

Pour Nadia Gortzounian, présidente de l’UGAB France et à l’initiative de la création du Département des Arts de la Scène en 2016 : « le niveau de formation musicale est élevé en Arménie et l’implication des professeurs, des élèves et de leurs familles est forte. Les jeunes musiciens ont l’ambition de devenir de grands artistes mais il leur manque souvent les moyens pour réussir, financiers ou matériels. La mission du Département des Arts de la Scène est de palier à ces obstacles et leur offrir tous les moyens pour développer leur potentiel artistique. » C’est avec l’association de Sevak Avanesyan, Musicians for Musicians, que l’idée d’un concours à destination des jeunes musiciens naît pour développer l’apprentissage musical et soutenir les jeunes talents. Lilit Kurdiyan ne cache pas sa joie : « je suis toujours heureuse d’être ici, de voir, moi qui suis une ancienne étudiante d’Arménie, la continuité de l’enseignement musical de qualité dans le pays, et de pouvoir encourager les plus jeunes dans leur jeune carrière ». 

Suite au succès de l’édition 2018, le constat est cependant clair : les prix et les masterclasses ne suffisent pas, il faut aller plus loin et sortir des frontières d’Erevan. D’où la création de la « Banque d’instrument de l’UGAB France » avec l’acquisition cette année, grâce à la générosité des donateurs, de 5 violons et 5 violoncelles de grande qualité. Pour le directeur du Département des Arts de la Scène, Christian Erbslöh-Papazian : « nous sélectionnons et prêtons ces instruments de grande qualité aux meilleurs musiciens et les plus méritants, tant sur la base de critères artistiques que sociaux. L’objectif est que l’étudiant puisse développer sa pratique instrumentale, se présenter à des concours et jouer sur des scènes internationales. Ils nous remettront ensuite les instruments pour qu’ils soient transmis à d’autres. » Pour Sevak Avanesyan, cet aspect est très important : « l’idée est de faire circuler ces instruments, qui resteront la propriété de l’UGAB France, pour en faire bénéficier chaque année ceux qui en ont le plus besoin. Disposer d’un violon ou d’un violoncelle de qualité coûte très cher, ce programme permet concrètement à de jeunes talents de se développer ». 

L’autre nouveauté du concours est l’opportunité offerte aux plus talentueux de se produire en soliste avec l’Orchestre National Philharmonique d’Arménie, « une chance exceptionnelle pour ces jeunes talents » selon Christian Erbslöh-Papazian.

Mais ce programme est aussi l’occasion de faire connaître l’Arménie et ses talents à des musiciens de renommée internationale à l’instar d’Andreï Gridchuk qui s’y rend pour la première fois. Pour lui, « l’Arménie a d’indiscutables avantages : une formation de très haute qualité, dès le plus jeune âge, de très bons professionnels et un système d’enseignement structuré. »

Encourager les musiciens de talent de Erevan à Gumri

Pendant deux jours, l’auditorium de l’UGAB Arménie a vu défiler plus de 50 étudiants, de 5 à 25 ans, répartis en tranches d’âges, violonistes, violoncellistes ou altistes. Un à un, les élèves se sont présentés sur scène, face à cet imposant jury, lui-même impressionné par le talent de ces jeunes musiciens, y compris chez les plus jeunes. Selon Andreï Gridchuk, « pour l’attribution des prix, il s’agit bien sûr de prêter attention à la technique, mais aussi à ce que le musicien transmet lorsqu’il joue, ce qu’il fait passer par la musique, son charisme… autant de critères importants dans le monde musical comme professionnel ».

Le troisième jour, au terme de la compétition, la salle est comble pour la soirée de remise des prix et des instruments. Dans la catégorie des moins de 11 ans, les deux jeunes musiciens arrivés ex aequo, un violoniste et une violoncelliste, montent sur scène heures et fiers de remporter le grand prix dans leur catégorie. Tout au long de la soirée, les meilleurs recevront leurs prix, et se verront prêter des instruments et des archets qu’ils choisiront à l’issue de la soirée. Pour ceux n’ayant pas pu accéder au grand prix, mais qui disposent tout de même d’un haut potentiel, l’aventure ne s’arrête pas là puisque le programme leur offre l’opportunité de bénéficier d’une masterclass avec l’un des membres du jury dès le lendemain. 

L’autre nouveauté de cette édition 2019 est l’extension du programme à la ville de Gumri où s’est rendue le jury pour à nouveau donner des masterclass aux talentueux élèves du Conservatoire et identifier leurs besoins.  

Soutenir le programme, c’est permettre aux talents d’accomplir leur rêve

D’année en année, ce programme est amené à s’améliorer et la Banque d’instruments à s’enrichir. Pour Nadia Gortzounian, « c’est une aventure collective, au service d’un programme unique en son genre et qui nécessite la mobilisation de tous. Sans notre jury, nous ne pourrions pas offrir de masterclass ; sans la générosité de nos mécènes, nous n’aurions pas pu constituer cette Banque d’instrument.  Mais il faut aller plus loin et amplifier le programme, ne jamais se reposer sur nos acquis ! ». Objectif pour l’année 2020 : acquérir davantage d’instruments, amplifier le programme en l’ouvrant aux instruments à vent et surtout, aller jusqu’à Stepanakert.  Et à voir les visages réjouis des enfants, mais aussi, celui des parents et des professeurs, la compétition reçoit bien un très bel accueil en Arménie, où l’enseignement musical de très bon niveau est une belle illustration de tout le talent que recèle le pays !

Si vous souhaitez plus d’informations et soutenir le programme, contactez Anouch Dzagoyan (a.dzagoyan@ugabfrance.org)

L’UGAB France tient à remercier chaleureusement les mécènes qui ont permis la constitution de sa Banque d’instrument : Mme Anelga Arslanian (Bruxelles), M. Vahé Gabrache (Genève), M. Sahag Arslanian (Bruxelles), M. Daniel Kurkdjian (Paris), M. Manuel Oghlian (Bruxelles), Mme Madeleine Abidian,  M. Araz Gulekjian (Bruxelles), M. Daskalero Boghossian, M. André Debus, Mme Sophie Colen. Sans eux, rien de ce qui a été réalisé n’aurait été possible.

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